COMPORTEMENTALISTE - SPECIALISTE DES RELATIONS HOMME CHIEN









 

 
ORIGINE DE LA RELATION

 
Les grandes étapes de la domestication :
 
Qu’est ce que la domestication :

Domestication vient de « domus » littéralement maison en latin donc domestiquer serai de faire des animaux des sauvages des animaux de la maison. 

Geoffroy Saint Hilaire 1861 (zoologiste et naturaliste français) considère la domestication comme tout animaux évoluant dans une relation commensale* (*qui mange habituellement à même table qu’un autre) sans forcément participation volonté ou intérêts de l’humain.

Hemmer 1990 (naturaliste) dans une acceptation plus récente du terme domestication propose de définir les animaux domestique comme :

            « Des animaux conservés et reproduits dans et autour de l’habitation humaine afin d’être constamment utilisé à l’avantage de l’Homme et produit pour une utilisation particulière ».

Cette nouvelle définition inclut le concept de reproduction contrôlé et de sélection.

Darwin (naturaliste anglais) propose lui que le processus de domestication, c’est à dire l’apparition d’espèce « modelées » pour un besoin spécifique humain serait une conséquence du :

            « pouvoir de l’homme de sélection qui s’accumule : la nature offre des variations successives ; l’Homme les additionne dans une certaine direction utile pour lui ».

Cette sélection par l’Homme comme Darwin la nomme est, maintenant qualifié « d’artificielle » pour l’opposer à la « sélection naturelle », fondement de sa théorie de l’Evolution.

Enfin Clutton-Brock 1999 (éthologue) souligne le fait que la domestication :

            « commence quand un petit d’individu sont séparé de leurs espèce sauvage et qu’il sont habitués aux humains ».
 
Les grandes étapes de la domestication :
 
 Le rapprochement du loup des campements Humain :

La première étape de la domestication se trouve ici. Le loup et l’homme chasse le même type de proie ce qui explique le fait qu’il partageait le même territoire (le territoire du loup étant principalement délimité par les animaux qu’ils chassent : plus il y aura abondance de gibier et plus son territoire sera petit et inversement).

Ils ont donc du se retrouvé forcément en action de chasse.

Le loup s’est très certainement rapproché des camps humain pour finir ses restes (prémisse d’une relation commensale).

L’association d’ossement de « loups » à des vestiges humains peut correspondre à l’hypothèse d’une longue cohabitation « prédomesticatoire ». En effet le loup, a pu fréquenter l’homme pendant un temps très long sans pour autant se métamorphosé.

Gardant ses distances mais de moins en moins, il se serait auto apprivoisé dans sa niche écologique.

Les tout premiers chiens n’ont longtemps été que des loups familiers sinon apprivoisés, ils ont constitué une des populations fondatrices, mais on ne peut pas encore les reconnaître tout a fait comme des chiens.

Ce phénomène se produisit sur tous les continents avec les particularités spécifiques des loups selon leur zone géographique.

- Quand et où ? (résultat de découverte archéologique)
 
Les témoins génétiques et les témoins archéologiques de la domestication du loup ont paru difficilement réductibles les uns aux autres : les premiers ont accordés jusqu’à 100 000 ans ou plus, le second 15 000 ans ou moins.
 
Sites connu pour être les foyers possible d’apprivoisement ou de domestication du loup :
 
·        En Europe : France : découverte de peinture très ressemblante à un loup (14000 et 11000 av. J.C. Découverte d’ossement loupien à proximité d’ossement humain.

      Arménie : découverte de gravure de Geghana Lehr (12 000 et 7000 av. J.C)

·        Au proche orient : Israël : vers 11 500 av. J.C. Découverte de sépulture commune. Le chien a donc un rôle social a cette époque.
·        En Afrique : Algérie : découverte de peinture rupestre (VIIe-Vie millénaire av. J.C)

                  Lybie : découverte de peinture rupestre (fin du Ve millènaire av. J.C)

 La date de 15 000 av. J.C pour le rapprochement des deux espèces paraît aujourd’hui la plus crédible en effet à cette époque : l’homo sapiens a commencer à se sédentarisé et à développer des outils et de représentation artistique. Il est probable que ce degré d’évolution permettent à l’homo sapiens de ce rendre compte de l’intérêt que pouvait représenter l’avantage de se rapprocher du loup.
                            
Comment ? 

Coppinger et Coppinger apporte une hypothèse me paraissant cohérente selon eux : 

     Une ou plusieurs populations de Canis Lupus, auraient colonisée progressivement la nouvelle niche écologique d’Homo Sapiens sédentarisés. Cela se serait produit, chez des populations de loup gris par une diminution de la distance de fuite et par la mise en place d’une relation de commensalisme. Le loup de prédateurs et compétiteurs serait devenus « charognards profiteurs ».  L’Homo sapiens aurai pu retiré de cette relation, les bénéfices des capacités perceptives particulières des loups, les avertissant des mouvements autour des campements humain. Ce scénario envisage une sélection naturelle de loup gris, c’est à dire que les loups ayant colonisé la niche écologique humaine auraient de ce fait  acquis un avantage sélectif conduisant à une spéciation de Canis Lupus vers Canis Familiaris. Cette première sélection, ici naturelle,  aurait fait suite à une sélection artificielle conduite par Homo sapiens qui à ce stade à acquis des capacités cognitives beaucoup plus développé sous tendant un développement culturel singulier. 
  
 Seulement un certain type de loup : 


 Il semblerai qu’au départ seulement un certain type de loup se soit rapproché de l’homme. Ces loups présentait les caractéristiques suivants :

·        forte résistance au stress

·        apparence plutôt ronde (agréable à regarder)

·        comportement très juvénile

·        diminution voir extinction d’une distance de fuite vis à vis de l’homme

Ces caractères sont nommés néoténiques.

 
 Pourquoi ? Intérêt mutuel ? 
  • Intérêt pour le loup :
-         L’homme offre un lieu sur pour élever les petits
-         Il laisse une partie de son butin
-         Il se rapproche de son compétiteur principal de chasse.
 
  • Utilisation des chiens pendant la préhistoire :

-         La Chasse :

On sait que l’une des principales hypothèse pour expliquer la domestication du chien est celle de la chasse coopérative inter spécifique. Celle ci repose sur le constat d’une complémentarité implicite des comportements de prédation des canidés et des humains, les premiers forçant les proies à la course, les seconds s’embusquant sur la voie du gibier.

Les caractères biologiques expliquent que le loup, rabatteur et chasseur à la piste, soit passé  à la domestication de préférence aux félidés, chasseur à l’affut et inutile pour l’homme dans cet exercice.

A force de fréquenter les mêmes terrains de chasse et de traquer les même gibier, selon des techniques voisines ou complémentaires (pistage, poursuite, rabattage vers des lieux d’embuscades), hommes préhistorique et canidés sauvages ont peu à peu découvert le parti qu’il pouvait tiré les uns des autres ; d’abord rivaux, ils auraient fini par coopérer, sans doute de manière fortuite au début, puis de plus en plus régulièrement, les hommes disputant ou abandonnant aux canidés une partie de leur butin.

 
- « La compagnie » :

Les indices d’un statut préhistorique du chien proche de celui de l’animal de compagnie moderne consiste en la présence de squelettes entiers de chiens dans des sépultures humaines (Israël).

Mais, plus encore que ce « soin sépulcral » prodigués aux chiens, la vraisemblance oblige à penser que les chasseurs préhistoriques ont dû assez fréquemment, s’emparer de très jeunes chiots ou louveteaux, les garder vivants par curiosité, les faire élever par leurs femmes, et, ainsi, les apprivoiser, comme cela se pratique aujourd’hui encore dans de très nombreuses sociétés d’Asie de Sud-Est, d’Amérique du Sud, et d’Océanie.

De l’apprivoisement d’animaux isolés, il est ensuite relativement aisé de passer à la domestication dés que l’on dispose d’un nombre suffisant d’animaux apprivoisés pour qu’ils puissent se reproduire. Il est donc tout à fait crédible que la familiarisation constitue l’une des voies de la domestication du chien.

En tout cas, dans de nombreuses sociétés actuelles, les hommes vivent entourés de chiens, parfois en très grand nombre – jusqu’à 120 chiens pour 200 personnes en Tasmanie -, sans paraître leur prêter une attention particulière ni attendre d’eux des services bien identifiés.

 
- L’élimination des déchets :

Plus sérieuse est la fonction d’éboueur, de nettoyeur des villages, des campements, qui est prêtée au chien.

Dans toutes les sociétés indigènes à chiens, en dehors du temps que ces animaux passent à la chasse avec leurs maîtres, ils restent livrés à eux mêmes et doivent notamment se procuré seuls leur nourriture.

Cette fonction d’éboueurs, il leur arrive de la remplir à très grande échelle, ainsi qu’en témoignent les chiens « parias » qui pullulent dans beaucoup de grande villes d’Orient, comme Istanbul.

On conçoit donc aisément que les chiens aient pu jouer ce rôle d’éboueurs dans les campements paléolithiques (de 2 millions et demi à 12 500 av.J.C)  et les villages néolithiques (12 500 à 6000 av. J.C).

Il est également vraisemblable que les déchets des hommes du paléolithique aient exercé un puissant attrait sur les canidés sauvages – aujourd’hui encore, les loups n’hésitent pas à s’approcher des habitations dans les périodes ou les contextes de raréfaction du gibier- et que cet attrait ait pu jouer un rôle moteur dans la première domestication du chien.

 
- « Gardien » :

Les chiens identifient et reconnaissent les hommes avec qui ils vivent et vont chasser, ; ils marquent et défendent comme leur territoire l’espace de vie et les itinéraires habituels de ces hommes.

Les chiens jouent plus ou moins ce rôle de défense, active ou passive, et surtout d’alerte partout ou il se trouve.

 
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